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Que se passe t-il lorsque le monde de l’art occidental se frotte au monde de l’art du tiers-monde? Est-ce que ça saigne? Ghetto Biennale: Un Salon des Refusés du 21ème siècle.

Les “Sculpteurs de la Grand Rue” est une communauté d’artistes qui vit dans les quartiers populaires du bas de Port-au-Prince, Haïti. Ce groupe d’artistes est le plus novateur qu’ait connu le pays au cours des dix dernières années. Leur production est le reflèt d’une vision exarcerbée de la société, de la culture et de la religion qui les entoure et à travers leurs créations ils ont fait entrer l’art haïtien dans le XXIème siècle. Jean Herard Celeur, Andre Eugene et Guyodo sont à l’origine du mouvement, qui comprend sept ou huit autres sculpteurs plus jeunes, dont les oeuvres sont toutes d’une grande puissance. Leurs oeuvres ont ouverts des fenêtres totallement nouvelles sur les possibilités créatrices d’un art inspiré du vodou. Leurs collages sculpturaux et “musculaires”  aux multiples moteurs, entrailles d’ordinateurs, téléviseurs, vestiges médicaux, crânes, débris de bois transforment les détritus d’une économie en faillite, en des totems post-apocalytiques.

En 2009, les “Sculpteurs de la Grand Rue” tiendront leur première “Ghetto Biennale”. Ils inviteront artistes, réalisateurs, universitaires, photographes, musiciens, architectes et écrivains à investir le quartier de la Grand Rue de Port-Au-Prince, Haiti, afin de créer ou témoigner d’oeuvres qui y seront montrées ou qui y seront produites. Selon les mots de l‘écrivain, John Keiffer, cela sera un “troisième lieu”… un évènement ou un moment créé grâce à la collaboration entre artistes aux parcours radicallement différents”.

“Les artistes utilisent tous les détritus de l’économie post-coloniale qui se sert d’Haïti comme d’une déchetterie. Aujourd’hui, ils retournent le compliment, en créant des assemblages et bricolages étonnants, qui expriment à la fois la détresse tout autant que la créativité sans fin d’Haïti et du vodou. J’ai visité leurs ateliers de la Grand Rue à plusieurs reprises au cours de ces quatre dernières années. J’ai eu la chance de voir leur sculptures naitre à partir des matériaux récupérés, dans un chantier installé sur un bout de rue, un bout de ville sur un bout de pays. Mais ce n’est pas tout, il faudrait ajouter que tout comme Haïti, leur sculptures  semblent exprimer la créativité débordante d’un peuple qui est simultanément le plus pauvre économiquement et plus riche artistiquement du Nouveau Monde”. Professor Donald Cosentino, World Arts and Cultures, University of California-Los Angeles.

Se forger une carrière artistique est difficile pour un artiste haïtien issu des milieux populaires. Refusés de visa pour les Etats-Unis, les artistes de la Grand Rue n’ont pu assister à la soirée d’ouverture d’une exposition qui leur était consacrée dans un musée de Miami. Le manque de soutien du gouvernement les exclu financièrement de toutes les rencontres artistiques internationales majeures. A cela, les artistes répondent en accueillant la “Ghetto Biennale”, le premier festival des arts situés dans un quartier populaire d’un pays en voie de développement. L’évènement explorera ce qui se passe quand des artistes aux univers résolument opposés, se rencontrent. Quand les objectifs de l’art occidental rencontrent la réalité artistique du tiers-monde et, quand les artistes du monde développé essayent de créer dans le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. L‘artiste haïtien, André Eugène dit “ la Ghetto Biennale représente un changement positif dans mon quartier, elle nous donne une chance de montrer un autre visage de la vie dans les ghettos de Port-au-Prince. Je pense que nous avons beaucoup à offrir et beaucoup à apprendre”

L’artiste malaysien Simryn Gill dit en parlant de son implication potentielle dans la “Ghetto Biennale”: “La manière dont on décrit le processus de création chez les artistes haïtiens, est très stimulante et attirante pour moi. Parfois, il semble que nous ayons mis derrière nous l’art de faire, de former, de transformer les matéraiux avec passion et courage, et l’art ainsi est devenu un domaine de l’intellect et même de la timidité, …

Kathy Acker, Andre Breton, Maya Deren, Katherine Dunham, Graham Greene, Jerzy Grotowski, Langston Hughes, Zora Neal Hurston, & Genesis P.Orridge, Katherine Dunham tous ont visité  Haïti et s’en sont inspiré dans leur créations.

DVD disponible sur demande “Atis-Rezistans: the sculptors of Grand Rue”
http://www.atis-rezistans.com


Informations et contact:

Leah Gordon: Leahgordon@aol.com
44.7958.566791 cell (UK)
44.20.8533.1250 landline (UK)

Myron Beasley: performbrazil@gmail.com
207.786.6437 (US)

 

ghetto biennale

ghettobiennale.com

 

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Leah Gordon: Leahgordon@aol.com
44.7958.566791 cell (UK)
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